Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 00:00

thumb_0d271eb6644b67e7f7cc520bd5f34095.jpg Bientôt viendra le temps de l'estive!!Alors en avant premiére parlons de Raymond!!il y a longtemps!!!!!!que je n'ai pas parlé des vaches!!mdr!!!elles commencent à être énervées!!bientôt la liberté les filles!!bonne fin de week-end!!bien pluvieux ici!!hélas,pour les journées "fermes ouvertes"!!!

S’il y a une chose qu’il regrette, c’est de monter sur l’estive à pied. Dans l’Ariège, c’est interdit. Un bonheur de traverser les villages dans le tintamarre des cloches. C’était épuisant mais, une fois arrivé, le repas de l’entraide réconfortait les marcheurs. Rien de tel que le saucisson, le jambon du pays et des verres de rouge pour « étouffer la fatigue ».
            Ce qui lui plaît, là-haut, c’est le décor. Les barres rocheuses, le grand ciel bleu, le vert des prairies, aucun arrêt préfectoral ne pourra jamais les réformer. Il aime à suivre ses vaches, les surveiller, les soigner. Il n’y a qu’à les appeler. Au premier cri, elles lèvent la tête. Au deuxième, elles regardent où Raymond peut bien se trouver. Au troisième, elles arrivent au petit trot. Un peu de sel sur les assaladous, les pierres plates de l’Ariège. Juste récompense.
 Il les caresse, leur parle. Un petit mot en patois, rien qui ne glisse mieux dans l’oreille d’une vache :
-   Alors, les filles, vous allez bien, vous êtes contentes ?

Elles comprennent parfaitement. Elles sont très intelligentes. Les bêtes ? Pas si bêtes ! Et elles sont très reconnaissantes. Ce n’est pas compliqué. Une vache, vous lui faites du bien, elle vous le rendra. Vous la maltraitez, elle s’en souviendra.
            La Gasconne, elle est vraiment très jolie. Pas une grosse carcasse. Un beau poil gris, le tour des yeux et le nez noirs. Il faut prendre garde quand elle a des veaux. Ce n’est pas qu’elle soit méchante, mais elle a un fort instinct maternel. Agile, avec ça. Presque comme une chèvre. Et se souciant des chaleurs et des froidures, comme d’une guigne.
           
Il y a quelques années, Raymond a eu une vache accidentée au sommet de la montagne. La patte avant droite. Au téléphone, le vétérinaire a dit :
Monsieur Pujol, il n’y a qu’une chose à faire, c’est de l’euthanasier.
Lui, il a répondu que non, qu’il allait essayer de lui mettre un plâtre. Un peu de somnifère, voilà la bête endormie. Deux collègues l’ont aidé à poser les attelles et les bandes plâtrées. Bon, elle avait de quoi manger. Pour boire, Raymond apportait tous les jours un seau d’eau. Au bout d’une semaine, elle est allée au ruisseau, comme pour dire :
Je me débrouille. Ne viens plus.
Il l’a laissée tranquille. Elle se déplaçait difficilement. Ca, c’était en juin. Début octobre, sentant venir l’hiver, la vache était à la porte de son refuge, retapée, le pied tourné, mais marchant bien.
            Au printemps suivant, cette vache a fait un veau. Celui d’après, elle en a fait deux. Un remerciement  qui a été droit au cœur de Raymond.

Je dois reconnaitre une bien jolie vache la gasconne!!et puis les gascons,de biens bons garçons!!hi!hi!!!

 

Par L'Abondance en Savoie - Publié dans : La vie a la montagne - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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